Le Patrimoine de Dole

La Collégiale Notre-Dame

Autrefois puissante capitale du comté de Bourgogne, Dole s'est forgée au long de son histoire un riche patrimoine. L'imposant clocher de la collégiale qui domine la cité franc-comtoise témoigne de ce glorieux passé.

La collégiale Notre-Dame de Dole est établie dans la vieille ville, qui s'enroule autour d'elle. Construite au XVIème siècle après les pillages subis sous Louis XI, elle symbolise le relèvement de la cité. Son puissant clocher-porche haut de 73 mètres évoque l'intensité des luttes réligieuses de l'époque. A l'intérieur, vous êtes frappé par l'ampleur des volumes, qu'accentue la sobriété affirmée de ses lignes d'un gothique tardif. Son mobilier et ses décorations, offerts par les plus hauts notables de la ville, constituent les premières œuvres de la Renaissance doloise. Ornant la façade de la Sainte-Chapelle, la tribune d'orgue et la chaire, remarquez les polychromies de marbres chargées de motifs de feuillages, d'entrelacs, d'oiseaux, caractéristiques des productions de l'atelier dolois. Contemplez l'exceptionnel grand orgue aux 3.500 tuyaux construit par l'allemand Riepp, l'un des très rares spécimens du XVIIIème siècle en France.

Sa consécration en 1951, lui vaut également le qualificatif de basilique mineure.

Objet d'un important programme de restauration sur les 20 dernières années, elle offre aujourd'hui à l'oeil du visiteur tout l'éclat d'un joyau.

Médiathèque de l'Hôtel-Dieu

Un édifice construit au cours du XVIIème siècle
L'hôtel-Dieu est un bâtiment imposant, caractéristique du style Renaissance pratiqué à Dole aux XVIe et XVIIe siècles. Sa construction, commencée en 1613, fut longuement interrompue par les sièges et guerres que la ville subit à trois reprises entre 1636 et 1674. Mais l'essentiel des bâtiments fut réalisé en 1636. L'hôtel-Dieu fut, au XVIIe siècle, le chantier le plus important mené par le conseil de ville quant à son impact sur le paysage urbain. 

L’architecture du bâtiment
La façade sur le canal, très régulière, donne une impression de sévérité rigoureuse et de sobriété. Dans cette composition, ce sont les lignes horizontales qui dominent avec notamment l'énorme balcon qui barre l'ensemble de la façade. Ce balcon réserve des surprises à celui qui s'approche de l'édifice. En y regardant de plus près, il s'apercevra de l'étonnant foisonnement du décor sculpté qui envahit les consoles soutenant le balcon : Masques, fruits, fleurs, feuillages, motifs géométriques, mufles de lions, monstres ... composent un ensemble très varié. À l'une des extrémités du balcon a été construite en 1686 une magnifique tourelle en encorbellement.

Un hôpital puis une médiathèque
L'hôtel-Dieu avait pour vocation d'accueillir les malades, surtout les pauvres qui ne pouvaient se faire soigner chez eux. En 1663, quelques sœurs hospitalières de Sainte-Marthe viennent de Beaune pour s'occuper des malades et fonder la première communauté de sœurs à l'hôtel-Dieu. Cet hôpital a fonctionné pendant plusieurs siècles, jusqu'en 1973, date à laquelle il se transforme en centre de gériatrie tandis que le Centre Hospitalier Louis-Pasteur ouvre ses portes. Depuis 2000, le bâtiment est devenu la Médiathèque.

L'église Saint-Jean l'Evangéliste

Construite de 1960 à 1964, l'église Saint Jean l'Évangéliste dresse sa silhouette originale le long de l'avenue Jacques Duhamel, aux confins de la vieille ville et de son extension contemporaine.

Cet édifice répond aux besoins d'une population doloise en pleine croissance dans les années 1960.

L'architecte, Anton Korady, a dessiné une belle toiture suspendue à un puissant arc en béton qui soutient tout l'édifice. Les deux pans du toit suivent une courbe élégante et évoquent à la fois des mains jointes et les voiles d'un navire. Il n'y a pas de murs dans cette église. Toutes les façades vitrées ouvrent largement l'église vers l'extérieur. Elles sont ornées de grilles réalisées par le sculpteur Calka, illustrant l'Apocalypse de saint Jean. L'artiste a su tirer parti de l'acier : il a donné à ce matériau tantôt des formes aux pointes aiguës, tantôt des formes douces et rondes, pour représenter les cavaliers de l'Apocalypse ou la Jérusalem céleste. A l'intérieur, on peut admirer notamment la crypte et la superbe charpente dont les poutres, légèrement hélicoïdales, suivent le mouvement de la toiture.

Le Musée Pasteur

Un musée surprenant de par sa richesse
Le premier musée dédié à Pasteur en France n'a cessé d'évoluer depuis sa création en 1923.
Aujourd’hui, dans trois immeubles, vitrines, maquettes et vidéos permettent de découvrir la vie familiale, l’œuvre artistique et surtout l’œuvre scientifique de Louis Pasteur, sans oublier sa postérité.

La vie familiale de Louis Pasteur
Au cœur de la Maison Natale de Pasteur, visitez la chambre où est né Louis, admirez les pastels qu’il a réalisés durant son adolescence.
Découvrez de nombreux objets et écrits personnels, issus principalement du legs de Louis Pasteur Vallery-Radot, petit-fils et dernier héritier de Pasteur.
Par ailleurs, les terrasses dominant le canal des Tanneurs offrent un joli coup d’œil sur le jardin des Chevannes. En période estivale, c’est un havre de paix et de repos pour le visiteur...

Une saisissante rétrospective de son oeuvre
Dans la partie scientifique, découvrez d’authentiques instruments de laboratoires de Louis Pasteur, des bouillons de culture, le fameux ballon à col de cygne, inventé pour contrecarrer la théorie de la génération spontanée.
Grâce à une présentation moderne, des maquettes réalisées par les élèves de l’Ecole d’Arts appliqués Estienne…, vous découvrirez les grandes recherches et travaux de Pasteur, de la cristallographie aux premières vaccinations contre la rage, en passant par les fermentations, la pasteurisation et l’hygiène….
Des découvertes qui ont révolutionné les pratiques médicales et chirurgicales,  l’industrie agroalimentaire et bien d'autres domaines.

Le Musée des Beaux-Arts

Fondé en 1821, le musée est installé depuis 1980 dans le Pavillon des officiers, édifice d’architecture comtoise du XVIIIe siècle. Ses collections font se rencontrer archéologie, art ancien et art contemporain. Le musée est classé dans les 50 meilleurs musées de France par le Journal des Arts.

Le parcours à travers les collections permanentes du musée se déploie sur trois étages, permettant de traverser les époques de façon chronologique et thématique à la fois. Au sous-sol, la collection d’archéologie est consacrée aux découvertes archéologiques du Jura, du Néolithique à l'époque mérovingienne. Le fonds d’art ancien, présenté au premier étage, révèle la prospérité de Dole, capitale de la Comté jusqu'en 1678 : art bourguignon et comtois du Moyen Age au XVIIIe siècle, peinture française des XVIIe/XVIIIe siècles (Vouet, Allegrain, Coypel), école italienne (Mulinari, Castello, Beinaschi, Assereto) et nordique (Maître de Saint-Gilles, Gysbrechts, van Boucle), auxquels s'ajoute une collection XIXe siècle faisant la part belle à l’école de Barbizon et aux maîtres comtois (Courbet, Pointelin, Brun). Parcourant le musée de façon thématique jusqu'au troisième étage qui lui est plus particulièrement consacré, la collection d’art contemporain s'est constituée autour du Nouveau Réalisme (César, Arman, Spœrri, Hains, Villéglé…) et de la Figuration critique des années 60 (Rancillac, Monory, Télémaque, Erró, Fromanger…). Elle continue à se développer aujourd'hui, entre art contemporain historique et jeune création, autour de plusieurs axes : figuration, image et récit, art et politique, formes contemporaines du paysage.

Au parcours dans les collections permanentes vient s'ajouter une programmation de trois grandes expositions temporaires par an et de petites expositions dossiers.